Pourquoi le Galline felici ?

Sur cette page, vous trouverez tout ce que l'on doit savoir si l'on veut comprendre notre aventure car tout a démarré avec Le Galline Felici. Après lecture, il ne vous restera plus qu'à aller leur rendre visite sur place, ils nous attendent, ils vous attendent !
Un moyen facile : Isabelle, organise votre séjour à la carte

 

Le galline felici en Sicile coopérative

On retrouve nos amis de Sicile avec  Le Pizzino de janvier 2020

 

Bulletin (à tendance mensuelle) adressé au monde de toutes les alternatives possibles

 

De nombreuses personnes, parmi lesquelles des membres du Consortium, des amis consommateurs et des gens avec lesquels nous partageons des valeurs communes ont contribué à l’écriture de ce “pizzino”. Nous remercions toutes ces personnes - un peu trop nombreuses pour être citées - qui croient à un changement possible et pensent que le Consortium a le devoir d’agir en ce sens.

Cher.e.s ami.e.s,

nous souhaitons depuis maintenant un certain temps consacrer un “pizzino” à la transparence du fonctionnement et de la gestion du Consortium afin de répondre à vos nombreuses - et légitimes - questions de ces derniers mois. Des questions adressées aussi bien par ceux qui sont déjà venus nous rencontrer, que par ceux qui nous connaissent indirectement via l’achat des produits : comment fonctionne le Consortium ? Comment les prix sont-ils fixés ? Nos Poules sont-elles vraiment toutes heureuses ?       

Cherchant aussi à s’intéresser à ce qui se passe ailleurs, nous nous sommes également demandés : les autres paysans du monde sont-ils heureux ? pourquoi sont-ils toujours de moins en moins nombreux en Sicile, en Italie, en France mais aussi en Inde ou au Gabon ? Il est vrai que certains scénarios et dynamiques changent mais la marginalisation de l’agriculture paysanne demeure.

Nous sommes convaincus que la seule façon d'aller de l’avant est de construire une alliance forte avec ceux qui considèrent l'alimentation et l'environnement des priorités, avec pour objectif de créer des systèmes de production et de consommation dans lesquels le droit à la dignité serait de nouveau au centre et où tous les êtres vivants seraient valorisés, redonnant leur juste valeur et beauté à nos territoires.

Parallèlement à la rédaction de ce “pizzino”, nous nous questionnons sur la construction d’un prix davantage équitable : un prix correspondant seulement au coût de production est-il suffisant pour nous? Si ÉQUITÉ et ÉGALITÉ sont deux concepts bien distincts : les consommateurs doivent-ils tous payer le même prix ? le Consortium doit-il payer aux producteurs les produits aux mêmes prix ? Allant plus loin dans la réflexion, nous nous interrogeons également sur le fait que de nombreuses personnes n’ont même pas accès à une alimentation saine et que de nombreux paysans doivent défendre leur territoire - de plus en plus endommagées -  pour pouvoir les cultiver.

Nous aimerions répondre à de nombreuses autres questions et essayer de repenser collectivement nos choix, nos actions, nos priorités, convaincus de la viabilité de notre modèle qui, basé sur la confiance, nous a permis de faire tant de choses ensemble ces dernières années. Pour donner davantage de poids à nos réflexions et propositions, nous avons lancé l’été dernier une grande enquête au sein du Consortium qui nous permettra dans le prochain pizzino de vous livrer des chiffres plus précis pour pouvoir développer ensemble toutes ces pistes.

Les producteurs et leurs produits

 

Tout d’abord, une rapide chronologie du Consortium s’impose. Au commencement : dix agriculteurs visionnaires et à moitié désespérés - les deux vont souvent ensemble - se convainquent qu’il est possible de renoncer au marché traditionnel et d’en créer un autre, avec les consommateurs. Un nouveau modèle qui s’appuierait sur des valeurs telles que la confiance et le partage entre producteurs et consommateurs, qui pourraient se regarder droit dans les yeux. Au départ, c’est l’instinct de survie qui incite ces paysans à inventer ce modèle alternatif. Mais, avec le temps, “sous couvert de cultiver et vendre des produits sains", ils instaurent une vraie relation avec ceux qui dégustent leurs produits. Quant aux consommateurs, ils deviennent une part absolument indispensable de ce nouveau système de production et de consommation, clair et transparent, dans lequel agir pour son bien-être personnel signifie aussi agir pour le bien commun.

 

Dans un souci de rapprochement mutuel, nous avons cherché depuis le début à vous expliquer notre démarche - qui, de loin, n’est pas forcément évidente à saisir -  le plus clairement possible, ainsi que nos choix concernant les emballages, le calibre des fruits, la certification en biologique etc. - vous retrouverez ici tous les articles sur ces différentes thématiques. 

 

Douze années après sa création, notre Consortium ne compte plus 10 mais 41 membres, auxquels il faut ajouter les 35 fournisseurs ou “poussins” ,producteurs  “non-membres” qui nous ont rejoint au fil des années et avec lesquels vous pourrez commencer à faire connaissance ici.  

 

En fait, le Consortium s’est tout simplement agrandi parce que nous sommes de plus en plus nombreux. En revanche, si l’on considère les fermes de manière individuelle, leurs revenus ont peu augmenté. En cela, le Consortium a seulement permis aux agriculteurs prêts à "couler" de pouvoir garder la tête hors de l’eau. Le Consortium a donc grandi, entraînant un grand nombre de gens dans son sillage; diffusant le modèle Galline Felici au plus de paysans possible.

 

Nos “poussins” se répartissent dans les trois catégories suivantes :

Des producteurs qui nous ont sollicités parce qu’ils ne veulent pas mettre la clé sous la porte et/ou avec lesquels nous partageons des valeurs qui leur ont donné envie de faire partie de notre collectif;

des producteurs que l’on nous a recommandés et/ou qui cultivent des produits dont le Consortium manque (récoltes trop peu importantes et/ou trop en avance ou en retard);

des producteurs que nous apprécions beaucoup, mais avec lesquels nous ne pouvons travailler car nous proposons déjà à nos consommateurs les produits qu’ils cultivent. Comme nous avons envie de les intégrer malgré tout, nous réfléchissons avec eux à de nouveaux produits.

Ce “poussinage” - deux ou trois ans - est l’occasion de faire connaissance avec les producteurs poussins. Beppe, notre “homme de campagne” chargé de la tournée des fermes les suit et va leur rendre visite régulièrement. De leur côté, les poussins nous fournissent leurs produits et participent à nos assemblées générales trimestrielles. Au terme de cette période, sauf exception, les poussins deviennent membres du Consortium.

Les autres Poules

 

Croître a également impliqué d’agrandir notre équipe, qui est aujourd’hui composée de 49 salariés en charge de la cueillette, du travail de l’entrepôt, en passant par l’administration, la logistique ou la communication etc. Avant la création du Consortium, les producteurs réalisaient eux-mêmes l’ensemble de ces tâches qui souvent n’étaient pas rémunérées, et encore moins prises en compte dans leurs bilans.

 

Ici, en Sicile, les entreprises qui rémunèrent et déclarent dans les règles quarante-neuf salariés - sans demander ensuite aux employés de restituer au noir ces mêmes cotisations - ne sont pas nombreuses; à l’inverse, l’exemple précédent est malheureusement monnaie courante. Mais comme “il faut manger”, certains n’ont d’autres choix que de cautionner cette pratique. Le Consortium, lui, a toujours tout mis en oeuvre pour respecter le travail de ses salariés. Il a également toujours tenu à remercier les salariés disposés à faire quand cela est nécessaire, quelques sacrifices.

 

Travaillent aujourd’hui au sein du Consortium :

 

17 personnes à la cueillette (2 équipes) ; 

15 personnes dans l’entrepôt des produits frais ; 

8 personnes chargées de l’arrivée des produits, l’administration, les relations avec les consommateurs, la vidéo, la communication, le secrétariat, l’informatique et les traductions ; 

2 personnes dans l’entrepôt des produits en conserve ;

3 personnes chargées de la logistique en Italie et hors Italie ;

2 personnes qui vendent nos produits sur les marchés de quartier de Bologne ;

1 personne responsable du ménage de l’entrepôt ;

1 “homme de campagne” chargé de la tournée des fermes. Devraient bientôt rejoindre l’équipe : un nouveau cueilleur, ainsi qu’un jeune diplômé en agronomie qui s’occupera de soutenir les paysans sur le plan technique

 

L’équipe citée ci-dessus intervient après la production et avant l’expédition des produits. L’expédition, pour des raisons assez simples, est confiée à des prestataires extérieurs mais reste supervisée et suivie par nos responsables de la logistique.

 

Voilà tout ce que nous avons réalisé tous ensemble, pas à pas, en l’espace de douze ans (beaucoup, pas beaucoup ?) 

 

Les quartiers d'une orange

 

 Filière courte à gauche et Grande distribution à droite. 


Depuis plusieurs années, nous utilisons ces graphiques (oranges divisées en quartiers) que beaucoup d'entre vous connaissent, pour expliquer approximativement la répartition du prix de vente selon les différents postes de dépenses de notre filière et mettre en évidence les différences avec la Grande distribution.

A l’origine représentatif de la réalité, ce graphique l’est un peu moins aujourd’hui. Ainsi, il faudrait “ôter” au quartier “producteur” (produttore) : les frais de gestion et les pertes de production les années marquées par des catastrophes naturelles  exceptionnelles - de moins en moins “exceptionnelles” d’années en années, les vols, les heures supplémentaires non payées qui réduisent de manière significative ce quartier. Les producteurs et produits du Consortium étant très différents les uns des autres, les valeurs de ce graphique sont des moyennes que nous développerons plus précisément par la suite, produit par produit, pour continuer à réfléchir ensemble à comment rendre plus sain Notre petit marché. 

 

Le quartier le moins représentatif de la réalité d’aujourd’hui, qui nous a permis de soutenir les fermes des Galline pendant longtemps, est celui du “transport” (trasporto).

Au début, pour fixer le coût du transport en Italie, nous nous étions basés sur l’hypothèse d’un camion chargé en Sicile, qui effectuerait des livraisons directes dans plusieurs villes italiennes. Pour diverses raisons "techniques", il arrive souvent désormais que le fameux camion décharge à un ou plusieurs endroits en Italie et que de petits transporteurs locaux prennent le relais : ce qui fait grimper le coût du transport, et représente, comme le prix du produit reste lui inchangé, une perte pour les Galline.

Lorsque nous avons commencé à expédier nos produits en France et en Belgique, nous avons estimé les coûts de transport sur la base des "scénarii les plus pessimistes". Sur cette base, nous avons établi un tableau des majorations sur le transport, applicables selon les régions. Nous avons mené il y a quelques mois une analyse préliminaire de ces coûts et avons constaté que, contrairement à l’Italie, les majorations établies à l’époque (2012) étaient désormais supérieures au coût réel du transport, les demandes des groupes ayant considérablement augmenté.

Le quartier “transport” aurait donc permis la création du quartier "soutien aux fermes" qui nous a donné la possibilité, à nous les Poules, de bénéficier en fin d'année d'un "bonus" compris entre 9% et 17% du prix de vente (entre 0,05 €/kg et 0,09 €/kg sur la quantité d’oranges vendues et non la quantité récoltée). Une bouffée d'oxygène ayant permis à certains paysans du Consortium d’effectuer des investissements dans leurs fermes, rien de plus.

Cette marge a également donné la possibilité au Consortium d'acheter une nouvelle machine de tri pour l’entrepôt et d’économiser des heures de travail. Ce quartier a donc permis au Consortium de devenir ce qu’il est aujourd’hui.

Enfin, il y a le nouveau quartier “actions sociales promues ou soutenues par le Consortium” : des projets qu’individuellement nos fermes incapables d’aider mais le collectif nous permet de pouvoir le faire.

 

 

 

 

 

Pour éviter tout doute ou malentendu, sachez qu'il s'agit de valeurs moyennes dont nous vous livrerons une analyse plus approfondie dans le prochain pizzino.

En attendant, nous vous invitons à réfléchir aux modalités des choix que nous devrons faire ensemble pour pouvoir continuer à marcher dans la même direction et réaliser ce changement, qui chimérique aujourd’hui à nos yeux, nous fera peut-être sourire dans quelques années tant il nous semblera évident.

 

Merci de votre intérêt et de la patience dont vous avez fait preuve pour nous lire jusqu’au bout,

 

A bientôt, 

Mico et le Poulailler 


Le 8 mai 2019 Court Circuit relaie la belle initiative d'Olivia et de son film : "la révolution par l'orange"

La revolution par l'orange un film de Olivia Bernholc

La révolution par l’orange est un film-documentaire d'Olivia Bernholc tourné entre 2016 et 2019 sur la coopérative fruitière Le Galline Felici, basée en Sicile, et distribuée partout en Europe.

En filmant le parcours de cette coopérative agricole et de ses oranges, qui arrivent jusque dans nos assiettes, j’ai acquis la conviction que là réside une possible révolution en cours, une révolution gentille, et profonde; celle qui accueillera peut-être les révolutions suivantes.

Dans un monde où la communication déborde de moyens, on a perdu le lien naturel,

Et si l’on repartait du lien primaire qui nous unit à la vie ?

Comment la nourriture nous rend humain, ou nous déshumanise ?

 

Olivia nous invite à l'aider avec un financement participatif.


 

Mai 2019 Des nouvelles de Sicile sur
la co-production

 

"Comme chantait Battiato, “le printemps tarde à arriver”.

Malgré tout, les arbres se sont réveillés et ont vu éclore leurs premiers bourgeons, voire pour certains, leurs premières fleurs."

La suite sur la page de Le Galline Felici


26 avril 2019 : Des nouvelles de la co-production des avocats

Bonjour à tous,

Comme chantait Battiato, “le printemps tarde à arriver”. Malgré tout, les arbres se sont réveillés et ont vu éclore leurs premiers bourgeons, voire pour certains, leurs premières fleurs.

Les plantations se portent bien à part celle de Paolo Costa qui, comme vous le savez, est en net retard. Nous avons eu la chance de recroiser un sicilien, Gabriele Pagano, qui, après avoir émigré et travaillé dans des productions d’avocats en Australie, viendra visiter les fermes des participants à la coproduction, afin de donner son avis sur la situation et faire part de ses suggestions.

Ci-dessous, une photo de ce qui a été réalisé sur les plantations d’avocats cet hiver et de l’état actuel des arbres.

 

Paolo Costa 

 

Le 4 mars, je suis allé faire un tour dans ma plantation d’avocatiers. J’ai remplacé tous ceux qui n’avaient pas dépassé le stade décrit dans mon rapport précédent, ai protégé le feuillage de chacun avec du tissu non-tissé et les tiges avec de la toile épaisse et réalisé, à l’aide de vieux sacs de toile de jute, une protection d’un mètre carré au pied de chaque arbre. Pour faire le point de la situation, nous avons, de manière aléatoire, enlevé le tissu du feuillage de certains arbres. Tous sont en reprise végétative, de nouvelles petites feuilles ont poussé, ils sont donc très en forme. Gabriele Pagano était avec moi à ce moment-là et m’a assuré qu’après une bonne fertilisation, les arbres seraient de nouveau sur pied au cours du printemps. Nous attendons donc cette échéance pour évaluer les résultats obtenus.

 

Pour confirmer la folie du climat de ces dernières années, après 22° le 1er avril, il a neigé et il y a eu de grosses rafales de vent le 12 avril. Depuis, les températures ont bien remonté, sans qu’il y ait d’événement particulier extrême et la reprise végétative n’a donc pas été compromise.



Mario Cutuli

 

Sa plantation se porte bien. Les conditions micro-climatiques favorables et l’attention de Mario à l’égard de ses arbres ont permis aux plus hauts (un peu moins de deux ans après qu’ils aient été plantés) de donner déjà leurs premiers fruits.

Sur certains arbres, des feuilles présentent des taches jaunes sur leur partie inférieure. Nous n’avons pas encore compris à quoi cela était dû mais les arbres se défendent en perdant les feuilles tachées et leur santé n’est pas compromise.



Francesco Morabito

 

C’est le premier à avoir connu Gabriele et il a déjà programmé avec lui une série d’interventions dans sa plantation. Il a fertilisé ses arbres en mélangeant des lisiers de bovin et ovin, et a ensuite réalisé une jachère verte en plantant de la féverole. Francesco prévoit de réemployer cette technique les années suivantes en plantant diverses variétés de légumineuses. Cela fait en général beaucoup de bien aux plantes.



DonCecè (Cesare Melfa)

 

Cela est encore douloureux. Où que tu sois, nous t’embrassons cher ami.

Sa ferme est aujourd’hui gérée par ses héritiers (ici la page facebook, mais c’est son ouvrier historique qui la gère au quotidien.
Ces-derniers souhaitent poursuivre le travail commencé par Cécè qui, en plus des avocats, avait réalisé un petit jardin-laboratoire de la biodiversité, un vrai petit joyau. Ses arbres se portent bien, il n’ont pas eu de problème particulier pendant l’hiver et les expérimentations de greffes qu’il avait fait ont pris. Protégées par les citronniers, elles commencent doucement à se développer.



10 mars 2019 : Le Pizzino de mars

"il est inutile d’habiter une belle petite maison bien entretenue si des bombes pleuvent à l’extérieur.”
"il est inutile d’habiter une belle petite maison bien entretenue si des bombes pleuvent à l’extérieur.”

Nous sommes un Consortium d’agriculteurs dont l’activité principale est de vendre les oranges que nos arbres produisent.

Mais nous sommes aussi conscients (et en sommes fiers!) qu’au-delà nos oranges, circulent, se diffusent et mûrissent aussi des IDÉES et des modes de vie.

que nos produits stimulent l’envie de se regrouper et les relations humaines

et que notre démarche est également intrinsèquement sociale.

Culturelle.

Mais aussi politique.

Autant pour nous, poules siciliennes, que pour toute la filière.

Et la vente de nos produits:

-nous donne une occasion d’essayer de faire fonctionner à notre petite échelle “le bon gouvernement”, sculptant le paysage auquel nous appartenons et démontrant à nos voisins que pratiquer l’agriculture autrement et vivre et prendre soin des autres est possible;

-nous donne l’opportunité de nous “contaminer les uns les autres” en travaillant avec des jeunes européens et des jeunes du monde entier;

- permet d’offrir aux groupes de consommateurs conscients une autre opportunité de s’unir et de participer tous ensemble au changement.

 

Et tant d’autres choses encore.

 

Et nous savons que nous ne sommes pas seuls et qu’il existe partout dans le monde des essaims de vie, des projets et des communautés qui souhaitent aussi changer le système, à petits pas.

Agriculteurs, éducateurs, charpentiers, médecins, journalistes, informaticiens (...) faisant ce qu’ils savent le mieux pour créer de nouveaux modèles.

 

Beaucoup d’entre nous commencent à sortir la tête de leur travail quotidien épuisant (qui, à lui seul, ne suffit pas)  pour tisser des liens avec ceux qui avancent dans la même direction, et souvent de manière complémentaire.

 

En cette période de dépérissement culturel généralisé, de “lobotomisation” et de simplification binaire des discours (0/1, blanc/noir, beau/laid, gentil/méchant) et de fort illettrisme, nous avons compris que nous ne pouvions pas seulement nous comporter de manière individualiste.

 

qu’il “est inutile d’habiter une belle petite maison bien entretenue si des bombes pleuvent à l’extérieur.”

 

Qu’ensemble, les fruits de notre travail peuvent être encore plus significatifs et que nous pourrions peut-être parvenir à les faire cesser, ces bombardements.

 

Nous sommes locaux oui, mais aussi fortement interconnectés au sein d’un tissu multidimensionnel complexe de relations nous offrant une opportunité (et de la joie, de la beauté, au-delà de la fatigue) de nous nourrir, de cultiver, de voyager, de construire différemment, bref, de vivre en somme.

Une démarche s’inscrivant dans le proactivisme et non dans l’antagonisme.

Une démarche qui se doit d’être racontée pour donner également de la confiance et de l’espoir à ceux qui sont encore trop englués dans la grisaille de la réalité pour en imaginer l’existence.

 

Pour cela, il nous semble important de soutenir un modèle de culture - et pas seulement d’économie - auquel nous aspirons. Une modèle culturel capable de donner une voix et de la substance à notre démarche.

 

Et nous remercions Dominique Marchais de nous en avoir donné à voir un exemple, de manière intense et efficace à travers son très beau film “NUL HOMME N’EST UNE ÎLE” sortant très prochainement dans les salles italiennes et que nous vous recommandons chaudement d’aller voir.

 

Tenant à soutenir davantage le maillage de ce tissu culturel coloré, nous souhaitons également encourager d’autres initiatives portées par des amis européens et cela afin de contraster l’atrophie des cerveaux.

Nous vous invitons donc à:

* organiser vous aussi dans votre ville une projection du film “Nul homme n’est une île” en contactant Mathieu de la distribution française: mathieu@meteore-films.fr

 * rejoindre la projectation et à la réalisation de court-métrages (ou autres médias) sur

La vraie valeur de la nourriture, promue par l’association LoFaccioBene (dont le Consortium est l’ami mais aussi le sponsor de toujours);

* collaborer au projet de Yannick, notre ami du Café des Images de Caen, de créer un réseau de cinémas “alternatifs”, désireux de programmer des films capables de nous aider à réfléchir sur le vrai sens de la vie et les choses qui nous entourent (tel que “Nul homme n’est une île”);

* nous faire part des films et des court-métrages que vous connaissez et qui pourraient être programmés au sein de ces cinémas ou qui pourraient venir alimenter la vidéothèque de LoFaccioBene.


2019, second pizzino de Le Galline Felici

avec Court Circuit les producteurs de Le galline felici

Une fenêtre sur les fermes: la ferme Mandre Rosse de Lidia Tusa


Ouvrons aujourd’hui une fenêtre sur la ferme Mandre Rosse et donnons la parole à Lidia qui va vous parler de :

 

- 2018 : année désastreuse pour sa production d’olives,

- la fierté d’avoir obtenu le label IGP (indication géographique protégée),

- l’engagement constant à l’égard de la durabilité à tous les niveaux, non seulement sur le plan agricole mais également sur les plans économique et énergétique,

-son ouverture sur des expérimentations accroissant la biodiversité de ses oliveraies.

 

La parole est à elle: ici

 

 

 

 

Pourquoi ce besoin d’ouvrir une fenêtre sur les fermes qui composent notre collectif ?

 

Notre Poulailler est fait de personnes “bio-diverses” et variées. Chacun des producteurs qui le composent est confronté à des difficultés différentes, développe sur son territoire des projets personnels plus ou moins importants en terme de taille, a ses propres convictions.

 

Sur cette page, vous trouverez une présentation de chaque ferme (dont quelques-unes auraient, à vrai dire, bien besoin d’une mise à jour ; nous sommes en train de nous y atteler, dans la limite du temps qui nous est imparti en dehors de nos activités agricoles). Nous vous tenons souvent au courant des événements qui conditionnent la disponibilité ou la qualité des produits de notre liste ; vous parlons de beaux projets qui, bien que mis en oeuvre à titre indépendant par certains de nos membres, concernent en fait l’ensemble de la communauté du Poulailler. Et renouvelons encore une fois l’invitation à venir nous rendre visite parce qu’il n’y a pas mieux que de nous rencontrer en vrai, sur nos terres, pour comprendre qui nous sommes et comment nous travaillons.

 

 

A présent nous voudrions dédier aux producteurs et à notre communauté un espace pour échanger, y compris sur notre site. Et pour ceux qui ne nous ont pas encore rencontrés en personne, une fenêtre où, à tour de rôle, exprimer ce que l'on a à dire, chacun à sa manière.


2019, nouvelle année, premier pizzino, mêmes valeurs, même convictions

Bartali et Coppi -  Col du Galibier, Tour de France 1952
Bartali et Coppi - Col du Galibier, Tour de France 1952

Lequel des deux coureurs tend la gourde à l’autre? Le savoir ne nous intéresse pas vraiment. Ce qui compte le plus c’est le geste humain de solidarité envers celui qui court à nos côtés, notre adversaire en somme, qui peut-être franchira la ligne d’arrivée le premier, mais cela n’a pas d’importance, parce qu’au fond, sa vie et la nôtre sont faites du même matériau, sa fatigue est la nôtre, ses inspirations sont les nôtres. 

L’économie solidaire, une aspiration...

Le modèle économique que nous tentons de construire ensemble, consomACTEURS, n’est certainement pas chose aisée. Ce modèle semble sous nos yeux mais nous sommes en réalité immergés dans beaucoup d’autres valeurs, façonnant insidieusement notre culture et nos actions.

Créer une économie - une culture, une société - plus juste, est notre ambition à nous tous, qui au travers de nos occupations professionnelles et nos vies, essayons de démontrer qu’une autre voie existe et fonctionne (bien!).

Mais la terre qui se trouve sous nos pieds a été traitée trop longtemps à coup d’engrais chimiques et pour nous, grandir de manière équilibré relève du défi.

Il arrive alors que la rareté d’un produit (les avocats par exemple) génère, même au sein de notre cercle, de piètres formes de CONCURRENCE, entre les consommateurs, entre les commerçants, entre les groupes de producteurs, chacun voulant se les accaparer.

 

Et pour nous, au sein du Consortium, qui déclarons haut et fort soutenir le fait que nos concurrents doivent se développer parce que “concurrencer” signifie pour nous “courir ensemble”, il est de notre devoir de se saisir de ces occasions afin de s’interroger sur les implications profondes de ces termes.

Alors, comment “concurrencer” (du latin concurrĕre : “courir ensemble”) sans doubler les autres pour arriver le premier? Comment résister à nos instincts les plus bas, ceux qui nous portent à ignorer les autres pour pouvoir obtenir ce que nous désirons? Comment régir ces pulsions - humaines hélas! - le plus pacifiquement possible, sans créer de perdants et de gagnants?

Concurrencer peut signifier, et a déjà signifié concrètement pour nous, permettre aux autres de parcourir les nouvelles voies que nous avons laborieusement ouvertes, ouvertes à tous, avec l’idée que ces routes soient empruntées par le plus grand nombre, et qu’elle deviennent LA route. Et voilà comment le projet S.I.P (Sbarchi in Piazza - “Débarquement sur les places”) a vu le jour (ici pour approfondir, ).

Concurrencer peut aussi signifier, et a déjà signifié pour nous, être stimulé par une créativité positive qui génère des formes de collaboration innovantes avec tous les autres acteurs, afin de rendre plus abondant un produit qui manquait. Et voici comment les co-productions d’avocats ont vu le jour  (ici pour approfondir).

Mais concurrencer pourrait également signifier piétiner involontairement celui qui court à nos côtés, trop pressés de rejoindre notre destination, et reproduisant les mêmes schémas grossiers de l’économie que nous tentons de combattre.

Le bien en faible quantité peut être un sujet de conflit pour qui avance, ou voudrait avancer dans la même direction. Il peut arriver que nous impliquions dans notre démarche des producteurs extérieurs au Consortium que d’autres groupes d’offres auraient également souhaité impliquer. Il peut arriver d’entrer en conflit mais ce n’est absolument pas notre intention d’entrer en guerre avec quiconque.

 

Et alors, comment tendre la main à celui qui peut se sentir blessé par notre démarche? Comment réagir de manière positive aux dynamiques de compétition qui se créent (inévitablement?)? Comment transformer les conflits (inévitables) en stimuli positifs, plutôt que d’alimenter les pulsions “égotisto-belliqueuses”?

Si nous l’affrontons ensemble, cette question pourrait contenir en elle-même la créativité qui nous permettra de faire de nouveau avancer l’économie sociale et solidaire...

 

Et plus encore. Le thème de la concurrence nous amène directement à réfléchir à un autre sujet délicat, très souvent remis sur le tapis par les personnes ayant dirigé le Poulailler ou étant entrées en relation avec ce dernier : la croissance.

Forts de notre expérience, nous avons compris que bien-sûr “ce qui est petit est joli”, mais “être ensemble” c’est encore mieux! Nous sommes tant de petits, qu’ensemble seulement pouvons espérer faire vaciller les “grands” que nous n’aimons pas (la grande distribution par exemple). Tant de petits, qu’ensemble seulement, il est possible d’envisager atteindre des objectifs que, isolés les uns des autres, nous aurions trouvé utopiques. Nous pouvons alors oser et nous projeter dans une économie vraiment circulaire (exemple du projet Succompost (“Jus-Compost”) qu’une ferme seule ne pourrait réussir à mettre en place, alors qu’en étant fédérés, ce projet devient possible, ou au projet FiCoS (Filiera Corta Siciliana), que seul le Consortium a pu soutenir grâce à sa force).

Mais alors, où trouver une limite à la croissance de cette organisation collective?          Bien que fédérés, il est évident que nous ne sommes pas (encore) assez grands pour porter atteinte aux géants. En revanche, nous le sommes déjà trop pour qui “court avec nous” et nous perçoit comme le légendaire gros poisson voulant manger tous les autres. Comment réussir, si nous n’arrivons pas à nous allier, à cesser de nous faire la gue-guerre, nous les petits, qui cherchons tous à aller dans la même direction??

Devons-nous faire machine arrière, au risque de décevoir les attentes des familles qui travaillent avec nous? Devons-nous renoncer à cette place privilégiée, obtenue au prix de tant de travail et d'un effort de connaissance et de confiance réciproques ? Fermer nos portes aux producteurs encore néophytes sur le plan de l’économie sociale et solidaire, qui ne voient dans le Consortium qu’un simple canal commercial?

Ne devrions-nous pas plutôt profiter de notre place privilégiée pour penser concrètement à la possibilité de diffuser les valeurs que nous portons? Et si oui, comment? En élargissant notre démarche? En soutenant les autres jusqu’à ce qu’ils grandissent dans le respect mutuel? Mais, dans ce cas, comment maintenir ou construire la même confiance?

Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné pour l’association Siqillyàh? Et pour le réseau RESSUD? Comment pouvons-nous ré-essayer de construire ce NOUS tant attendu afin de permettre à des réalités se ressemblant de s’allier plutôt que de se faire la guerre?

 

C’est l’éternelle question à laquelle nous n'avons pas encore trouvé de réponse.

Nous voudrions de nouveau essayer de trouver des réponses à ces questions récurrentes avec vous, clients-amis et vous “con-courants”, pour comprendre ensemble quelles seront les prochaines étapes pour surmonter ensemble cette difficulté, et mieux préciser le modèle de l’économie (culturel, sociétal) à laquelle nous aspirons.

 

L’économie solidaire est une aspiration, qui en tant que telle n’est pas encore concrétisée.

Ensemble, une idée d’abord utopique peut alors devenir une réalisation concrète.


Etna en éruption, des nouvelles rassurantes de Sicile

Merci à tous ceux qui nous ont écrit ou téléphoné pour prendre des nouvelles.

A ceux à qui nous n’avons pas réussi à répondre directement, désolés.

 

La situation semble s’être stabilisée, (7.44 le 28 décembre), mais avec l’Etna on ne sait jamais à quoi s’attendre…

 

Comme vous le savez, c’est le versant Est de l’Etna qui a été principalement touché par le tremblement de terre. Nos fermes étant dispersées sur un territoire beaucoup plus vaste, la majorité d’entre nous ne l’avons pas ressenti.

 

Aucun de nous n’a été directement touché et personne n’a été blessé.

Quelques-uns des producteurs du Consortium ont eu les murs de leurs fermes effondrés et le toit de la maison, inhabitée, d’un ami agriculteur bio est tombé.

 

Les effets les plus immédiats et durables de ce tremblement de terre pourraient être causés par les cendres que le volcan est en train de disperser à des kilomètres à la ronde.

Abrasives et en quantité importante, les cendres bouchent les caniveaux, se déposent sur les toits, rentrent dans les feuilles des légumes, les tiges des artichauts, dans les fleurs des choux fleurs et les brocolis.

Elles resteront des mois sur les arbres, même après que la pluie a lavé les plantes. En effet, elles s’installent dans les interstices des feuilles, compliquant la récolte et la taille à venir - la poussière de cendre est très abrasive pour les yeux.

 

Les cendres se coincent également entre les fruits et surtout lorsque ceux-ci sont en grappes. Ainsi, elles peuvent les endommager, surtout s’il pleut ou vente dans les semaines et mois qui suivent.

 

Cependant, grâce au ciel très dégagé de ces derniers jours, nous avons pu admirer le somptueux spectacle de l'éruption de L'Etna.

 

Ce sont les cendres dispersées au cours des siècles précédents qui ont rendu la terre de certaines zones de l’Etna extrêmement fertile. Ses propriétés en font la meilleure terre au monde pour la culture de certaines plantes, comme les avocats.

Merci à tous de vous intéresser avec autant de constance à ce qui se passe ici, cela donne l’impression que nous vivons les choses ensemble.

 


Un Pizzino "bilan" pour cette fin décembre

le galline felici sicile

2018 s’achève et après quelques jours de repos nous nous remettons déjà au travail pour préparer les livraisons de début janvier.
Quelques jours pour esquisser un premier bilan de cette fin d’année, à chaud, en tentant de mettre de l’ordre dans nos idées.

Comme vous le savez, le Consortium s’est doté d’un nouveau conseil d’administration, rajeuni et plein de nouveaux projets.
Ce changement est aussi l’occasion de jeter un regard neuf sur les sujets qui nous occupent.

De nouveaux sujets. Le cercle d’amis/clients européens qui veut recevoir nos produits s’élargit et nous peinons à suivre le rythme de la demande. A cela s’ajoute le mauvais temps qui, dans certains cas, a rajouté une difficulté en entraînant le pourrissement de certains fruits, en particulier les plus fragiles. Nous pensons avoir identifié l’origine de ces difficultés et une nouvelle commission, constituée de producteurs et de techniciens s’est déjà attelée au problème.

   

Il est bon de se rappeler que le Consortium est constitué d’agriculteurs petits et moyens, qui à travers cette organisation n’ont pas trouvé un moyen d’enrichissement mais un moyen de survie.  
Un moyen de survie pour eux mais aussi pour leurs collaborateurs, leurs familles et un moyen de chercher à maintenir en vie cette catégorie de producteurs. Des producteurs qui voient dans leur activité, non pas uniquement une activité productive, mais un rempart contre le manque de respect à l’égard des personnes et des choses, et en particulier de la nature dans sa complexité. Ceci est la réalité du Consortium, qui grâce à votre soutien, fonctionne bien.

       

Et nous savons bien que ce ne sont pas seulement quelques cagettes de fruits qui nous unissent! Notre objectif, outre la recherche d’une soutenabilité économique, est de lutter contre l’intolérance et l’égoïsme qui prévalent actuellement en Europe et dans le monde.

C’est ensemble que nous devons construire une alternative.

   

Il ne s’agit pas d’écrire un roman mais il nous faut vous rappeler que nous avons besoin de votre collaboration, et tout d’abord en nous faisant remonter vos remarques sur d’éventuels soucis.

Nous sommes extrêmement attachés à la qualité de nos produits et rien ne nous peine davantage que de trahir nos amis et clients en leur livrant des produits qui ne seraient pas à la hauteur. Une déception pour eux et pour nous, qu’un simple remboursement ne suffit pas toujours à effacer.

   

Nous ferons tout notre possible en 2019 pour satisfaire vos attentes d’amis et de clients.

 

Bonne année 2019.


le Pizzino de décembre les oranges tarocco à l'honneur

Le pigeon voyageur de Décembre 2018 de Le Galline Felici  notre journal mensuel (?) destiné uniquement à nos clients/amis francophones

 

Cette année, JANVIER SERA LE MOIS DE L’ORANGE TAROCCO

La tarocco est assurément la variété d’oranges que les membres fondateurs du

Consortium Le Galline Felici produisent en quantité la plus importante.
Et cela parce que leur zone de production (la Sicile orientale et en particulier la zone

sur les versants de l’Etna) est le territoire de prédilection de ce fruit si particulier.

L’orange tarocco est notre “produit typique” : l’expression de l’interaction avec les

conditions environnementales spécifiques des territoires situés sous le volcan.

Elle possède une exceptionnelle saveur intense et fruitée et des vertus uniques

pour la santé. * (voir note ci-dessous)

L’arbre du tarocco est très fragile… sa saison est courte, et à un certain moment,

lorsque le fruit est d'un beau rouge et au maximum de sa maturité... il tombe

par terre.

C’est notre objectif de remplacer une partie de nos plantations de tarocco par des

variétés plus tardives, de sorte d’offrir ce fruit tant-apprécié jusqu'à la fin

du printemps. Et cela nous est rendu possible grâce notamment à votre soutien à

travers les co-productions.

Cette année, nous avons une production importante de beaux TAROCCO et au lieu

d’attendre que les fruits commencent à tomber...nous avons décidé d’anticiper LE MOIS DU TAROCCO à janvier, sa période de prédilection.

Ce mois-là, les oranges naveline ne seront pas disponibles dans la liste.

Merci de votre soutien!

Les producteurs d’ORANGES TAROCCO du Consortium.

 *Note : Ce qui différencie l’orange sanguine de Sicile de celles cultivées ailleurs est l'influence du climat sur la concentration d’anthocyanes.

En effet, cultivée dans un environnement inadapté, cette variété développe peu de

couleur, voire pas de couleur du tout.

On retrouve les conditions qui favorisent la production d'anthocyanines par l’orange sanguine dans les climats secs, avec des différences de températures élevées entre le jour et la nuit pendant la période difficile de maturation du fruit.

Dans le territoire littoral de l’Etna, dans les provinces de Catane et de Syracuse et

en partie dans la province d’Enna, les conditions idéales pour la culture de l’orange sanguine sont réunies : un terrain très fertile grâce à la présence du volcan et un climat sec avec d’importantes chutes de température entre le jour et la nuit pendant la période

de maturation lorsque la neige arrive sur l’ETNA.

Les oranges soumises à un stress thermique produisent une quantité plus importante

de substance protectrice nécessaire pour se défendre contre les conditions climatiques défavorables. Parmi ces substances on trouve en effet les anthocyanines, substances très puissantes.

Les oranges sanguines de Sicile sont également plus riches en vitamine C

: le tarocco en contient bien 80-90 mg pour 100 g de produit,

une quantité supérieure de 40% par rapport aux oranges blondes communes. La même

chose vaut pour les autres substances antioxydantes présentes dans toutes les

oranges mais on les trouve en plus forte concentration dans les oranges

sanguines: *flavanoïdes

(hespéridine et narirutine) et acides

hydroxycinnamiques (acide caféique, acide coumarique, acide férulique et acide sinapique).

*De récentes études ont démontré qu'elles protégeaient aussi les yeux : https://www.nature-sciences-sante.eu/oranges-degenerescence-maculaire-liee-age-dmla/


NB : Rouge couleur de la santé. C'est le cas des oranges rouges de Sicile qui doivent justement leur couleur caractéristique à des substances appelées « anthocyanes ».

Ces mêmes substances sont reconnues pour être des anti-oxydants, capables d'apporter de nombreux bienfaits à l'organisme. Grâce aux anthocyanes, les oranges rouges de Sicile se placent en tête de la classe des fruits salutaires et de l'alimentation saine.

Mais qu'est-ce qui rend les oranges rouges de Sicile si caractéristiques ? C'est un gène. Il s'appelle « Ruby » et a été identifié par les chercheurs du projet européen Athéna.

L'étude , publiée sur la revue scientifique «plant cell », a été conduite par le centre de Norwik (UK) John Innes et le centre de recherche pour l'agrumiculture et les cultures méditerranéennes d'Acireale. Les oranges rouges deviennent ainsi et développent leur haute teneur en anthocyanes, quand certaines conditions ambiantes sont réunies.

Elles ont par exemple besoin de journées chaudes et de nuits fraîches, conditions indispensables surtout durant la phase de maturation.