Nul homme n'est une île

Et si la démocratie pouvait aussi se ré-inventer par le biais des circuits courts ?
 
Et si les circuits courts permettaient de vivre une expérience démocratique différente ?
 
C'est le sujet traité dans "Nul homme est une île", film tourné en partie chez
Le Galline Felici.
 

Un article dans le monde Par Mathieu Macheret : « Nul homme n’est une île » : au pays des poules heureuses

 

..."Le film part ensuite, entre la Sicile et les Alpes, à la rencontre d’acteurs de terrain œuvrant à contre-courant des modèles économiques dominants (libre concurrence, course au profit) pour inventer des espaces d’entraide et de sauvegarde des territoires. Comme les agriculteurs de la coopérative Le Galline Felici (« les poules heureuses »), à Catane, en Sicile, qui réimplantent des circuits courts entre cultivateurs bio et points de vente, dégageant une juste rétribution pour les producteurs. Et, dans les Grisons, en Suisse, l’architecte et enseignant Gion Caminada, qui a contribué à freiner le dépeuplement du village de Vrin en réinvestissant les matériaux et les savoir-faire locaux dans l’habitat, garantissant la pérennité des filières artisanales"....

..."La mise en scène de Dominique Marchais consiste à mettre tous ces éléments « à plat », et il ne faudrait pas trop vite en conclure à une « platitude » de son cinéma. Si la beauté du monde est son seul sujet – car sujet d’inquiétude –, il ne se permet pas pour autant d’enchérir sur elle, pour mieux restituer les idées, les propos de chacun, la frontalité des lieux, dans toute leur clarté. Cette clarté de pensée qui est le gage de tout « bon gouvernement », y compris celui des images"... 

Synopsis :

… «  chaque homme est un morceau du continent, une partie de l’ensemble. » 
Nul Homme n’est une île est un voyage en Europe, de la Méditerranée aux Alpes, où l’on découvre des hommes et des femmes qui travaillent à faire vivre localement l’esprit de la démocratie et à produire le paysage du bon gouvernement.
Des agriculteurs de la coopérative le Galline felici en Sicile aux architectes, artisans et élus des Alpes suisses et du Voralberg en Autriche, tous font de la politique à partir de leur travail et se pensent un destin commun.

Le local serait-il le dernier territoire de l’utopie ?