Nos producteurs

Lucie et sa famille, une histoire de pommes en devenir

Bonne nouvelle !

Lucie ILLY s'est engagée dans une transition vers l'arboriculture biologique.



Lucie et ses parents gèrent en agriculture  une exploitation de 24 Ha près de Laragne. 

L'agriculture est une histoire de famille depuis 4 générations.

Leur production de pommes, conduite en raisonnée jusqu'à présent, est en conversion bio depuis deux ans.
Dans la mesure où ce sont des producteurs indépendants, ils ne sont pas soumis aux contraintes de production imposées par la coopérative de distribution.

Ils font partie d'un réseau de producteurs pour l'échange d'expérience : le réseau Delphy Ferme.

Ils proposent actuellement, 3 variétés de pommes : la Golden, la Starking et la Topred, ainsi qu'un peu de reinettes grises.

 

La conservation des pommes se fait en chambre froide classique où sous atmosphère contrôlée sans addition de produits chimiques.

Les pommes ne sont pas traitées pour la conservation.

Tous leurs pommiers ne sont pas recouverts de filets pour plusieurs raisons :

 

* Le secteur est à faible risque de grêle.

* Les fruits ne sont pas destinés à la grande distribution qui exige des fruits « parfaits » (sur le plan visuel !),

* La manipulation des filets fait inhaler les produits résiduels.

* Il est donc possible de retrouver sur les fruits des stigmates de grêle certaines années.

Avant sa conversion en bio, nous pouvions écrire : Concernant les traitements utilisés, Lucie à joué le jeu de la complète transparence avec nous. Elle n'utilise pas de désherbants ce qui a le double avantage de ne pas polluer mais aussi de favoriser la présence des prédateurs des ennemis des pommiers. Pour elle, les principaux problèmes sont l'invasion de pucerons et la tavelure, maladie fongique qui détermine l'apparition de taches brunes, sur les feuilles, d'où une chute prématurée, sur les fruits bloquant leur croissance, l'ensemble affaiblissant l'arbre et ayant des répercussions sur la production de l'année suivante. L'araignée rouge ne nécessite généralement pas de traitement dans la mesure où ses prédateurs vivent très bien dans l'herbe aux pieds des pommiers. Une surveillance attentive est néanmoins effectuée avec comptage des araignées et des auxiliaires pour s'assurer d'un bon équilibre Exceptionnellement un traitement localisé peut être fait

Chaque année, nous dit Lucie, il faut adapter la lutte en fonction des conditions météorologiques, particulièrement de la pluie, ainsi en 2015 le temps sec et venteux favorise l'oïdium (champignon blanc qui détruit les bourgeons)

La prévention est très importante, car elle permet de réduire, et le nombre de traitements, et la quantité de produits. Il leur faut donc être pragmatiques pour décider ou non de traiter selon les prévisions météo. Une surveillance au quotidien des plantations est donc nécessaire

Pour la plantation du printemps 2017 les plans de pommiers ont été fait sur l'exploitation (seul l'achat des portes greffes ont été faits en pépinière). Il a fallu 2 ans de travail à la nurserie pour faire les futurs arbres. Tout en technique bio et arrosage en gouttes à gouttes pour l'économie d'eau. Cela permet de ne pas ramener de maladies des pépinières extérieures. 

Pas de traitement avant récolte.