Travail des enfants, le goût amer du cacao...

Derrière les noisettes des Ferrero Rocher, le travail des enfants

Nutella, Ferrero Rocher, Kinder Bueno…Le chocolat est aux premières loges. Mais derrière le succès des productions Ferrero, se dissimulent des conditions de travail inacceptables.

Un tiers des noisettes de Ferrero sont achetées en Turquie

Fort du succès de ses produits clés, Ferrero a littéralement doublé ses ventes en dix ans. Cela en fait la troisième plus grande entreprise chocolatière au monde, derrière Mars et Mondelez. Seul hic : l’entreprise achète 30 % de ses noisettes en Turquie, et le travail des enfants y est monnaie courante. De quoi laisser un goût amer aux Ferrero Rocher…

Ainsi, au cours de l’année dernière, le Centre pour les droits de l’enfant en Turquie a recensé la mort de 67 enfants et adolescents sur leur lieu de travail. En 2012, on estimait que 900.000 enfants travaillaient en Turquie, dont 11.300 étaient âgés de 6 à 14 ans.

Inévitablement, encore aujourd’hui, des enfants font donc partie de la chaîne de production de Ferrero Rocher.

La moitié de la production n’est pas tracée

Pourtant, le groupe dit afficher une « tolérance zéro à l’égard de toute forme de violation des droits humains ». Mais en réalité, il ne trace à l’heure actuelle que 49 % des noisettes utilisés dans ses produits (Nutella, Ferrero Rocher, Kinder Bueno…). D’ici 2020, la société a annoncé qu’elle vérifierait 100 % de ses approvisionnements en noisette. Alors que le marché des noisettes rapporte jusqu’à 1,6 milliard d’euros par an à la Turquie, Ferrero achète à lui seul un tiers de la production turque.

Mais pour l’ONG WeMove Europe, le fond du problème est le prix que Ferrero paie ses noisettes. Selon elle, seul le fait que la société soutienne un prix équitable pour les noisettes achetées en Turquie permettrait non seulement de garantir aux travailleurs un revenu salarial correct, mais aussi d’éliminer le travail des enfants tout au long de sa chaîne d’approvisionnement.


Labels et industriels s’engagent à préserver les forêts ou à rémunérer correctement les producteurs de cacao. L'enquête de "Que choisir" montre qu’il y a encore du chemin à parcourir.

Déforestation, plantations illégales en zones protégées, conditions de travail et rémunération des cacaoculteurs indécentes… Savoir d’où provient le cacao est devenu un enjeu environnemental, social et économique (les trois piliers de la durabilité). Si sa production repose sur quelque 5 à 6 millions d’exploitants, une dizaine de multinationales dominent le marché. Outre les marques connues (Mars, Hershey, Mondelez, Nestlé, Lindt & Sprüngli, Ferrero…), les négociants de matières premières agricoles (Cargill, Olam…) et les industriels de la transformation (comme Barry Callebaut) sont à la manœuvre pour faire baisser le prix des fèves, au détriment des planteurs, dont plus de la moitié vit sous le seuil de pauvreté.

Jugés en partie responsables de ce désastre écologique et humain, ces grands groupes ont réagi en lançant des initiatives. Mais quand ils affirment que, désormais, 100 % des volumes achetés sont traçables, et déclarent s’engager sur un cacao entièrement durable d’ici à 2025, leur crédibilité est faible. « Ils développent des projets pilotes sur le terrain, mais ces derniers ne représentent qu’une part infime de leurs approvisionnements », tranche Frédéric Amiel, coordinateur général de l’ONG Les amis de la Terre (1). La grande majorité du cacao continue à être achetée par les pisteurs (des petits intermédiaires locaux) en « bord de champ ». Seulement 20 % des récoltes sont revendues par des coopératives de planteurs. Cette production passe de main en main avant d’être chargée dans des cargos puis déversée en vrac dans des hangars d’Anvers ou d’Amsterdam. « Garantir une traçabilité à 100 %, c’est compliqué », admet un salarié de Ferrero, lors du Salon du chocolat de Paris, en octobre 2021. En « se fournissant sur le marché mondial, il n’est pas possible de connaître l’origine des fèves », confirme un concurrent. D’autant que, dans les pays exportateurs, les cadastres sont parfois inexistants, les routes, en mauvais état et les services bancaires, limités.

Les géants du chocolat n’ont aucun intérêt à voir les planteurs s’organiser afin de négocier les prix. Pour ces firmes, le cacao constitue une « commodité agricole », à l’instar des céréales ou du sucre. Produit en masse, à bas coût et coté en Bourse, il fait l’objet d’une spéculation effrénée. D’ailleurs, certaines multinationales n’hésitent pas à bloquer les tentatives de régulation du marché. L’an dernier, deux d’entre elles, Mars et Hershey, ont été accusées d’avoir fait capoter la décision des gouvernements ivoirien et ghanéen (62 % de la production mondiale à eux deux) d’instaurer une prime au producteur de 400 $ la tonne, appelée Différentiel de revenu décent. Les deux sociétés se sont finalement engagées à la verser. Un petit fabricant résume : « Le chocolat est un produit plaisir, mais la filière est sale. » Elle ne pourra pas le rester indéfiniment.

Que Choisir du 13/12/21


Une nouvelle enquête d'Agir pour l'Environnement

20/04/2017 -Elle révèle la présence potentielle de nanoparticules dans une centaine de chocolats de Pâques. Et toujours valable !

des nano particules dans les chocolats

Les adhérents de Court Circuit peuvent être soulagés ni les chocolats de Amonah en provenance de Côte d'Ivoire ni les chocolats de Tiffanie élaborée à partir de chocolat bio de grande qualité  que nous nous vous avons proposés pour le panier de Pâques, ne font partie de la liste des chocolats pouvant contenir des nano particules de dioxyde de titane ! et des additifs alimentaires !    Rien de moins !

En voici la liste répertoriée par "Agir pour l'environnement" :

Interpellez les fabricants des canards en chocolat Jeff de Bruges,

Interpellez les fabricants des œufs liqueur Léonidas,

Interpellez les fabricants des ballotins De Neuville et Corné Port-Royal,

Interpellez les fabricants des chocolats « in colors » Milka,

Interpellez les fabricants des MM’S

 

Cette nouvelle liste de chocolats porte donc le total des produits susceptibles de contenir des nanoparticules à 300 !

Si de telles pratiques vous inquiètent, et que vous souhaitez vous informer et agir rendez-vous sur  vous_reprendrez_bien_un_peu_de_nano



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