Les enquêtes : pesticides, polluants, glyphosate, nano-particules, perturbateurs endocriniens, voici notre quotidien


Demain "tous crétins"

Baisse du QI, troubles du comportement et autisme en hausse : cette enquête alarmante démontre que les perturbateurs endocriniens affectent aussi la santé mentale.

Et si l'humanité était en train de basculer vraiment dans l'imbécillité, comme l'imaginait en 2006 la cruelle fiction de Mike Judge "Idiocracy" ?

Depuis vingt ans, les scientifiques constatent avec inquiétude que les capacités intellectuelles ne cessent de diminuer à l'échelle mondiale. Une baisse du QI a été observée dans plusieurs pays occidentaux. À cela s'ajoute une explosion des cas d'autisme et des troubles du comportement. En cause : les perturbateurs endocriniens, ces molécules chimiques qui bouleversent le fonctionnement de la thyroïde, essentielle au développement cérébral du fœtus. Présentes dans les pesticides, les cosmétiques, les mousses de canapé ou encore les plastiques, ces particules ont envahi notre quotidien : nous baignons dans une véritable soupe chimique. Aux États-Unis, chaque bébé naît ainsi avec plus de cent molécules chimiques dans le sang. Mais comment limiter leurs effets ? Quelles solutions peut-on mettre en place pour préserver les cerveaux des générations futures ?


15/03/17 : OGM, les semenciers ont trouvé la parade....

Depuis les années 1950, les chercheurs travaillent sur des cellules qu’ils soumettent à un stress important : par irradiation – bombardement au cobalt ou rayons gamma – ou avec des produits chimiques très agressifs comme la colchicine.
Ce stress provoque une mutation de gènes. C’est ce que l’on appelle de la « mutation incitée » ou mutagenèse.

Très vite, les semenciers se sont penchés sur cette technique qui présente le double avantage d’être intéressante économiquement et industrialisable. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) recense ainsi près de 3 000 variétés de plantes mutées de 170 espèces différentes dans le monde. Et, depuis quelques années, les recherches sur les plantes mutées commencent à être déclinées en cultures destinées à la commercialisation.

 


S’agit-il d’OGM ? Dans le principe, c’est évident, mais en théorie, ça n’en est pas.

En tout cas, pour la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire, les plantes mutées ne sont pas des OGM. Dans un communiqué dénonçant le fauchage symbolique, la Fédération explique : « Contrairement à la transgenèse, il n’y a pas, avec la mutagénèse, introduction d’ADN provenant d’une autre espèce. La réglementation européenne est très claire : elle exclut de son champ d’application les variétés obtenues par mutagénèse. » Le syndicat assure que « la mutagenèse n’est pas une pratique OGM » !

La mutagenèse apparaît donc comme le cheval de Troie des semenciers pour contourner la réglementation qui empêche, pour l’instant, la généralisation des cultures OGM en encadrant de manière très stricte leur emploi. Si elles venaient à être exclues explicitement du champ d’application des textes européens – ce qui est, semble-t-il, en projet – les plantes mutées échapperaient ainsi aux obligations d’évaluation, de traçabilité, d’étiquetage et d’information des citoyens.

Ne croyez pas qu’il s’agit d’une menace en l’air ou d’un danger potentiel, les plantes mutées sont déjà dans notre assiette.
Savez-vous que dans l’huile de tournesol (non bio) que vous achetez, il y a une partie qui est issue de tournesols mutés ?
En région Rhône-Alpes, par exemple, on sait qu’il y avait 30 % de tournesols mutés en 2011.

Aujourd’hui, c’est du tournesol ; demain, ce sera du colza. Il faut que les consommateurs s’emparent du sujet.
Les plantes mutées peuvent pénétrer non seulement dans les cultures traditionnelles, mais aussi, plus grave encore, dans la filière bio qui est, jusqu’ici, le seul rempart contre la manipulation génétique de nos aliments. En effet, de même que pour les cultures OGM, la proximité des champs entraîne un risque majeur de dissémination des variétés mutées. Si l’on ne fait rien, les cahiers des charges des paysans bio ne voudront bientôt plus rien dire et les récoltes de ces parcelles contaminées se trouveront mélangées aux autres pour finir dans l’assiette des consommateurs bio qui ont payé plus cher la garantie du naturel.

Il faut préciser que l’Union européenne n’a demandé aucune étude préventive indépendante sur les effets au long cours de ces nouveaux intrus sur la santé publique, et elle s’est encore moins intéressée à leur impact sur la santé des abeilles. Les semenciers ont un pouvoir de conviction qui laisse pantois.


Michel Dogna.

Paru dans Alternative santé 

20/03/2017 - ONU: il faut «renoncer progressivement à l’agriculture industrielle»

«Être tributaire de pesticides dangereux est une solution à court terme qui porte atteinte au droit à une alimentation suffisante et au droit à la santé des générations actuelles et des générations futures.»

Voilà ce que déclare Hilal Elver,  rapporteure spéciale sur le droit à l’alimentation de l’ONU.

 

Dans un rapport consacré aux méfaits écologiques, sanitaires et sociaux des pesticides, elle dresse un réquisitoire implacable contre ces substances. Certes, elles ont «sans conteste contribué à permettre à la production agricole de faire face à des hausses sans précédent de la demande alimentaire», mais au prix de désastres sur «la santé humaine et l’environnement». Un procès à charge contre les transnationales, dont certaines activités devraient être pouvoir être encadrées et, le cas échéant, sanctionnées.

 

Le 28 février, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) alertait sur l’impossibilité, pour un monde en expansion démographique incontrôlée et aux rendements agricoles stables, de combattre la famine dans les décennies à venir, mais elle ne préconisait pourtant pas de réelles pistes pour tenter de sortir de la crise. Hilal Elver, elle, achève son réquisitoire sur une série de recommandations très fermes en direction des Etats. Car c’est à eux qu’il appartient de soutenir une agriculture libérée des pesticides dangereux et l’agroécologie, de protéger les femmes enceintes et les enfants de l’exposition à ces produits toxiques, de financer des études indépendantes sur leurs effets potentiels, de cesser de les subventionner et renforcer leur taxation ou de promouvoir une alimentation issue de l’agriculture biologique. Mais interdire et réglementer ne suffit plus: le moyen le plus efficace à long terme de réduire l’exposition à ces produits chimiques toxiques «est de renoncer progressivement à l’agriculture industrielle», conclut la rapporteure.

 

(Extrait d'un article de Marine Jobert paru le 7 mars 2017 sur le site Journal de l'environnement )

 

Je vous invite à lire également le rapport complet de l'ONU en téléchargement ci dessous

Télécharger
Rapport de l'ONU français
G1701788.pdf
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Pesticides : l'échec et leur vrai coût...

échec vrai coût pesticides
@lemonde.fr

Deux articles parus dans le Monde mettent en lumière l'échec et les vrais coûts de l'usage des pesticides.


Les engagements pris lors du grenelle de l'environnement sont en échec, il a même été constaté une augmentation de l'usage des pesticides...

 

 

En parallèle, une récente étude publie le "vrai coût" de l'usage des pesticides.

4 principaux coûts cachés sont dévoilés...

 

Heureusement la donne est entrain de changer : la société est de plus en plus en demande de produits respectueux de l'environnement et de la santé.

 

Tous les détails dans les deux articles :

 

- Pesticides : l’échec accablant de la « ferme France »

 

- Et si les pesticides coûtaient plus qu’ils ne rapportent ?


Epandage pesticides
@http://alimentation-generale.fr/

Cash investigation : nos enfants en danger

Juste après le Conseil d'Administration élargi  du 2 février à Serres , : A voir "Produits chimiques, nos enfants en danger", une enquête de Martin Boudot, diffusée mardi 2 février à 20 h 50 sur France 2 et en replay à la demande ICI pendant un mois

Inconnu du grand public, le folpel est l'un des pesticides les plus vendus en France.
On retrouve du folpel dans l'air de presque toutes les régions françaises, notamment près d'un certain nombre d'écoles. Cette molécule est classée "cancérigène probable" aux Etats-Unis et "cancérigène suspectée" en Europe.

 

Un chiffre d'affaires astronomique

Le plus gros vendeur de folpel dans notre pays, c'est Bayer, la multinationale allemande.
Avec une croissance de 11% et un chiffre d'affaires de 9,5 milliards d’euros, la branche pesticides-semences du groupe est de loin la grande gagnante de l’année : "Ça, c’est Bayer", dit le slogan. Sans réponse de la firme à leurs questions, Elise Lucet et l'équipe de "Cash Investigation" ont acheté des actions Bayer et se sont invités à l'assemblée générale des actionnaires....

 

REVOIR L'EMISSION EN ENTIER EN REPLAY POUR ENCORE 26 jours


Le 14/11/15

Votre enfant est-il pollué?  Une enquête exclusive du nouvel Obs

"L’Obs" a fait analyser 63 mèches de cheveux d’un panel d’enfants de moins de 12 ans. Résultat : les perturbateurs endocriniens, des substances chimiques qui dérèglent les hormones, s’y bousculent !

Les résultats de l’étude exclusive que "l’Obs" a commandée à la HBRU et qui s’appuie sur un panel représentatif d’enfants de Paris et de province (voir le détail ci-dessous) sont proprement effarants. Ils révèlent que tous sans exception sont truffés de molécules chimiques (diéthylthiophosphates, pentachlorophénols…) ayant un effet suspecté ou avéré de perturbateur d’hormones.

mon enfant est-il pollué

Cet article passionnant était réservé aux abonnés, Annick a fait un vrai travail en scannant chaque page pour que tout le monde y ait accès et puisse ainsi partager ces informations, j'ai juste mis en page les scans, travail d'équipe!

Un conseil prenez le temps de le lire même si il est TRÈS inquiétant

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Mon enfant est-il pollué?.pdf
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Pesticides : L’alimentation en question

confederation paysanne

Un communiqué de la confédération paysanne suite à l'émission

L’émission Cash Investigation diffusée hier soir a une nouvelle fois donné à voir le cynisme avec lequel les firmes agro-chimiques dissimulent la dangerosité de leurs produits, et comment nos élus restent extrêmement sensibles à leur lobbying. Cette mise en lumière est salutaire et doit contribuer à combattre l'emprise croissante des multinationales sur nos sociétés.
Les firmes en question, outre les habituelles dénégations quant à la dangerosité des pesticides, défendent leur business en soulignant le rôle de ces produits dans la production abondante d'une alimentation à bas prix. Ce raisonnement occulte que les coûts induits pour la collectivité par ce mode de production explosent : dépollution, santé publique, chômage…
Ce qu'économise le « consommateur », le contribuable le paye au centuple.
Les pouvoirs publics restent manifestement aveugles à cette réalité, convaincus que la logique de « compétition » – et les pesticides qui vont avec – doit organiser la production agricole et alimentaire. Ainsi la généralisation des modes de production sans pesticides, économes en coûts induits pour la collectivité, est limitée par la concurrence des prix artificiellement bas des productions utilisatrices de pesticides.
La société doit se saisir de ce débat : la sortie des pesticides n'est pas qu'une affaire de paysans qui, même s'ils en sont les premières victimes, sont souvent pris dans des logiques technico-économiques inextricables dont la responsabilité est partagée.
La Confédération Paysanne Nationale lancera en 2016 un vaste débat citoyen sur l'alimentation et l'agriculture, afin de choisir et d'imposer, enfin, des politiques agricoles et alimentaires d'intérêt général.