Tous consom'acteurs?

29/11/2017 :  Un article qui appelle le débat :
"De l'impossibilité de l'éco fuite et de l'inefficacité de  la consom'action"

« Reconnaitre cela peut nous aider à éviter de perdre notre temps en de naïfs efforts. Par exemple, dans des efforts pour apprendre aux gens à économiser l’énergie et les ressources. De tels efforts n’accomplissent rien. Cela semble incroyable que ceux qui prônent les économies d’énergie n’aient pas remarqué ce qui se passe : dès que de l’énergie est libérée par des économies, le système-monde technologique l’engloutit puis en redemande. »

Theodore Kaczynski, Anti-Tech Revolution: Why and How

consom'action  avec court Circuit
Intérieur jet privé

Les 10% d’individus les plus riches du monde sont responsables de la moitié des émissions de GES d’origine anthropique.

La moitié la plus pauvre de l’humanité est responsable d’environ 10% des émissions de GES d’origine anthropique.

L’industrie du jet privé qui enregistrait 263 ventes sur l’année 1989 en enregistre ces temps-ci environ 700 par an. Dans un récent rapport prévisionnel, il est estimé que l’industrie du yacht, qui se porte à merveille et qui a été évaluée à 8,123 milliards de dollars en 2016, atteindra 14,987 milliards de dollars entre 2017 et 2025[4].
De manière générale, les industries du luxe se portent très bien et devraient continuer ainsi sur la décennie à venir.

 

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"JE MANGE LOCAL" : UN VECTEUR DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE

L'association réunionnaise Energie Environnement s'associe à l'association calédonienne A.P.E.T.T.I.T pour la promotion de la consommation des produits locaux. Dans le cadre du dispositif national "Je mange local", les mouvements associatifs tendent également à développer l'emploi local.
Axée sur le secteur agricole, la promotion de la consommation des produits alimentaires récoltés ou fabriqués près de chez soi créent un vecteur de développement pour les zones rurales.

"Consommer local, c'est aussi un moyen de relancer, solidairement, les productions autour des bassins de consommation et de renforcer -ou créer- un maillage agricole (qui traverse une crise sans précédent) à proximité des villes, avec des créations d'emploi et une stimulation de l'économie locale." écrit le site jemangelocal.fr, pour présenter le dispositif.

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le 16-04-16 Energie en court circuit

Un petit film réalisé dans une école des  Hautes-Alpes

Une belle façon  de nous instruire et de lutter contre le gaspillage énergétique, merci Karine pour ce beau moment.



UNE ÉTUDE MONTRE QUE LES FRUITS ET LÉGUMES VENDUS EN CIRCUIT COURT DE TYPE AMAP SONT LES MOINS CHERS DU MARCHÉ

Fruits et légumes bios en circuit court

L’association des Paniers Marseillais (réseau de distribution de paniers de légumes et de fruits issus de l’agriculture biologiques vendus en circuits courts solidaires sans intermédiaire) a réalisé sur un an une étude de prix comparant sur les quatre saisons le prix des fruits et légumes contenus dans le panier avec celui pratiqué pour le même volume et les même types de produits en supermarché bio, auprès d’un grand distributeur de produits issus de l’agriculture biologique et dans un hypermarché avec des produits issus de l’agriculture conventionnelle.

Résultat : les prix les moins chers sont ceux du panier de circuit court solidaire sans intermédiaire (2 fois moins cher que dans un magasin spécialisé dans la bio ; 1,3 fois moins cher que dans un hypermarché  -légumes conventionnels- ou qu’auprès d’un grand distributeur vendant des produits bio). Le bénéficiaire du panier marseillais réalise 217 euros d’économie sur l’année par rapport à des fruits et légumes non bio achetés en hypermarché.

Ainsi, contrairement aux idées reçues, le bio n’est pas réservé aux « bobos » et aux personnes de catégories sociales supérieures pouvant se permettre de « payer le prix ».
D’ailleurs, les paniers marseillais sont implantés dans les quartiers populaires de Marseille et diffusent aussi sur les campus étudiants.

Consommer bio est une démarche volontaire de consom’acteur qui souhaite voir l’agriculture paysanne se maintenir autour de chez lui et qui refuse la destruction de la terre nourricière par les pesticides.
Un consommateur responsable qui achète des fruits et légumes frais et garantis 100% local et de qualité.

Enfin, il faut rajouter que l’étude de prix réalisée ne prend pas en compte le coût des dommages environnementaux et sanitaires collatéraux causés par l’agriculture industrielle conventionnelle : pollution des sols et des nappes phréatiques, disparition des insectes pollinisateurs, maladies liées à la malbouffe…

Puisse cette étude faire prendre conscience aux citoyens que le bio en vente directe n’est pas plus cher que les mauvais fruits et légumes vendus en hypermarché et que consommer des produits issus de l’agriculture biologique permet de maintenir les terres fertiles autour de chez soi, de soutenir l’agriculture paysanne, d’empêcher la pollution chimique des sols et de veiller à sa bonne santé par une alimentation saine.


Article paru sur le site Internet de Michèle Rivasi, députée européenne EELV, le 30 avril 2015.