Tous consom'acteurs ?

Le 15-04-16 : Circuits Courts  et produits bios

Un beau texte de Michel Barnaud, économiste, à lire de bout en bout

croissance et produits bios

 

Produits agricoles et circuits courts
Une approche dans le labyrinthe des différents labels et signes de qualité.

Vouloir développer les circuits courts nécessite de pouvoir préciser la qualité des produits que l'on souhaite mettre sur le marché.
De nombreux termes sont utilisés mais souvent flous, incomplets, ou avec des connotations trompeuses . 

Certains consommateurs par exemple sont sensibles au terme "produits locaux":

or, ils peuvent être issus de "petits" paysans que l'on connaît, à qui nous faisons confiance, et qui cependant mettent en œuvre des pratiques identiques à celles des "agriculteurs industriels", même s'ils sont produits sur de petites surfaces, avec peu de mécanisation, et des rendements médiocres, même si l'exploitation est de la région toute proche...

D'autres consommateurs ne veulent acheter que des produits labellisés BIO. Or tous les labels Bio ne garantissent pas la même chose
(suivre ce lien pour avoir une idée des garanties des principaux labels : www.60millions-mag.com).
Tous les produits "garantis bio" sont issus de fermes qui ont demandé la certification. Cette certification est réalisée par un organisme certificateur agréé ( suivre le lien pour avoir accès à la liste des organismes certificateurs : Controles-des-signes-d-identification-de-l-origine-et-de-la-qualite).
Ces divers organismes de certification garantissent que le "cahier des charges" pour le produit concerné est bien respecté. Pour chaque label bio il y a plusieurs cahiers des charges: avec le label AB nous avons un cahier des charges pour chaque production principale: sur le site de la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique ( http://www.fnab.org/index.php/nos-actions/reglementation/706-fiches-reglementation-2014 )
Vous pouvez consulter 12 fiches pratiques. Une fiche par cahier des charges ( productions végétales, bovins lait, bovins viande poules pondeuses, …).

Mais, en consultant les différents cahiers des charges nous nous apercevons que le label bio européen (la feuille dentelée) est moins exigeant que les labels AB français et qu'en France certains labels sont plus exigeants que d'autres: les labels Nature & Progrès, Demeter et Biodyn ou Bio Cohérence sont plus rigoureux que les labels AB, etc... Je vous invite à lire un très bon résumé publié sur le site "Reporterre": http://www.reporterre.net/Il-y-a-bio-et-bio

Nous pouvons remarquer également que ces labels ne reposent pas tous sur la même "logique de production": certains s'appuient uniquement sur un cahier des charges qu'il faut respecter, d'autres s'appuient sur une démarche de production : bien sûr, ils vont respecter un cahier des charges mais, en plus, ils vont préserver la vie du sol, l'environnement, les écosystèmes, la vie sociale,... par les pratiques culturales mises en œuvre.
Ces "logiques de production" sont appelées systèmes d'exploitation: ceux-ci résultent de la combinaison des diverses pratiques mises en œuvre. Nous observons alors des systèmes qui vont produire en protégeant les cultures par des traitements et vont rechercher de bonnes récoltes en fertilisant avec des engrais chimiques.

Nous avons dans ce grand " groupe " les systèmes conventionnels, ...des systèmes qui se rapprochent plus de l'agriculture industrielle, productivistes, investisseurs. Nous pouvons aussi ranger dans ce groupe tous les systèmes qui font appel à des pratiques d'agriculture raisonnée, d'écophyto, etc. . Nous avons d'autres systèmes d'exploitation qui vont chercher à obtenir les mêmes récoltes en prévoyant des pratiques qui vont éviter les traitements et les fertilisants chimiques : ce sont d'autres manières de produire, d'autres logiques, avec des raisonnements qui sont basés sur la prévention plutôt que sur la protection .C'est dans ce " groupe " que nous allons trouver tous les systèmes bio.

Dans ce rapide aperçu, nous avons passé sous silence, tous les Labels Rouges, toutes les Appellations d'Origine, toutes les Indications Géographiques Protégées (IGP), et tous les autres "signes de qualité", ...qui certifient tous que le produit a été obtenu en respectant un cahier des charges: bien évidemment, sans connaître ce qui est dans le cahier des charges, nous ne pouvons pas nous prononcer sur la qualité du produit. Ce sont en général des réglementations minimes et à l'intérieur de chacune d'elle nous pouvons trouver des systèmes d'exploitation conventionnels et des systèmes bio.

La bio c'est
@http://agriculture-biologique.e-monsite.com/pages/introduction-a-l-agriculture-biologique.html


Tentative de clarification entre agriculture conventionnelle et agriculture biologique

 

 

 

 

Pour schématiser nous dirons que l'agriculture conventionnelle (celle qui se "baptise moderne" et que nous appelons rapidement "industrielle" ) est " centrée sur la plante cultivée en négligeant beaucoup trop l'écosystème nécessaire à cette plante. L'agriculture industrielle met en œuvre des méthodes, des pratiques qui vont chercher à transformer tout l'environnement de la plante en pensant la protéger et lui procurer des conditions idéales : en fait, en voulant protéger la plante, lui apporter tout ce dont elle a besoin pour pousser et détruire tous les parasites dont elle peut souffrir, on en arrive à détruire tous les écosystèmes indispensables.
Le génie de l'agro-industrie a été de faire croire qu'une bonne agronomie consistait surtout à savoir bien utiliser les produits industriels. Et ainsi les agriculteurs en souhaitant souvent faire pour le mieux, ont basculés dans cette agriculture industrielle. Ils ont été emportés par cette spirale industrielle (à la fois victimes et acteurs) en détruisant, sans en mesurer toutes les conséquences, tous les écosystèmes indispensables. Ils sont devenus de plus en plus dépendants de cette logique industrielle qu'ils ont mis en place (ils ont perdu beaucoup du "savoir faire paysan" pour en acquérir de nouveaux en mécanique, en gestion, en chimie, en fiscalité, en médecine vétérinaire, en génétique,...). Ils travaillent beaucoup avec la finance et ils ont de plus en plus recours à des produits extérieurs (les intrants composés d'engrais minéraux, de pesticides, de produits vétérinaires, etc...) et ils ont agrandi les exploitations : 
Quand le sol manque d'un élément minéral (Azote:N ; Phosphore:P2O5 ; Potasse:K, etc..), un engrais chimique est apporté (pour l'azote il est souvent issu du pétrole, pour les autres de gisements très éloignés).

Quand la plante risque d'être attaquée par un parasite, un produit est prévu pour le détruire dès qu'il arrive, ou avant, pour qu'il ne puisse pas s'implanter ( il est proposé un grand choix de produits contre les parasites. Il y a ceux qui sont stockés dans le sol, ceux qui sont fixés sur les feuilles ou ceux qui vont pénétrer dans la plante pour être véhiculés pendant plusieurs mois par la sève) ;

Contre les  " mauvaises " herbes il y a une panoplie d'herbicides ; contre les acariens les acaricides ; contre les champignons, les fongicides ; etc...

si le sol est trop humide, il est drainé, sans forcément respecter l’intérêt des zones humides ; s'il est trop sec, il est irrigué (en 2010, l'irrigation représentait 11% de la consommation totale de l'eau, alors que l'eau potable de tous les ménages atteignait 19%)

- les parcelles trop petites sont agrandies, en supprimant les haies et la biodiversité qu'elles abritent : quel est le juste équilibre entre la taille des parcelles et une biodiversité suffisante ?...

- les productions sont trop nombreuses, il faut les réduire et avancer toujours plus vers la spécialisation: les systèmes de " polyculture élevage " sont abandonnés au profit des systèmes de mono-production sur des surface de plus en plus grandes et beaucoup de matériel spécialisé. Nous avons alors des rotations pauvres (les mêmes cultures reviennent rapidement sur les mêmes parcelles )

En agriculture conventionnelle le sol est de plus en plus considéré comme un " support " avec un appauvrissement du " vivant " (de toute la bio diversité). Cette simplification dans les moyens de production fragilise les exploitations: les plantes et les animaux sont plus sensibles aux parasites et aux maladies ; les traitements nécessaires sont de plus en plus nombreux et de moins en moins efficaces; la vente des productions agricoles est de plus en plus dépendante des industries et des circuits de distribution. Les produits alimentaires proposés aux consommateurs sont de plus en plus transformés.

L'agriculture conventionnelle va de pair avec une politique d'investissements importants en matériels agricoles, en bâtiments, en charges de fonctionnement… ce qui condamnent les exploitants agricoles à toujours s'agrandir et au niveau rural à réduire l'accès au foncier pour les jeunes agriculteurs qui souhaiteraient s'installer. Ce sont des systèmes qui fonctionnent avec beaucoup de capitaux, (en privilégiant les capitaux à la main d’œuvre) : ils deviennent " très lourds " et difficilement transmissibles au moment des successions ; des systèmes qui parfois, après avoir fonctionné en GAEC (groupement d'exploitation en commun) évoluent en Sociétés. Le poids des capitaux et la logique financière (rentabiliser les investissements réalisés et dégager du profit) les éloignent des contraintes environnementales.

Ces systèmes détruisent tous les écosystèmes (les insectes bien évidemment, mais avec toutes les répercussions sur toute la chaîne: les oiseaux, les insectes pollinisateurs, etc etc ).
Comme pour l'industrie tout ce qui n'est pas directement et rapidement rentable est externalisé (transmis à la charge de la société). Les normes sociétales qui sont parfois mises en place deviennent insupportables, et les pollutions qui ne sont pas clairement identifiées, comme les pollutions diffuses (celles qui descendent dans les nappes phréatiques ou suivent les eaux de ruissellement) ne sont pas prises en compte.

Les conséquences liées à la généralisation de ces systèmes d'exploitation, parfois très graves, ne sont pas toujours bien étudiées, sont minimisées et parfois niées.

Mais le plus grave est sans doute de croire, et de faire croire, que ces systèmes (ce type d'agriculture industrielle, que l'on a aussi appelée moderne) sont plus rentables que les autres, qu'il n'y a pas d'autres manières pour nourrir la société (et les pays en voie de développement).
En premier, il a été montré que les systèmes biologiques ( s'appuyant sur les pratiques de l'agro écologie) sont plus rentables que les systèmes industriels. En second, il a été étudié par plusieurs chercheurs (Marc DUFUMIER, agronome et enseignant chercheur à la chaire d'agriculture comparée et de développement agricole à Agro Paris Tech, confirmé dans le rapport présenté le 20/XII/2010 à l'ONU par Olivier DE SCHUTTER et récemment par une étude du CNRS) que l'agro écologie pouvait nourrir plus de 10 milliards d'êtres humains. En s'enfermant dans une défense idéologique de l'agriculture industrielle, il y a une manipulation et un conditionnement presque suicidaire des agriculteurs et de tous les habitants. Ces informations sont diffusées par les firmes de l’agrochimie, de l'agro-industrie, les banques, les pouvoirs publiques, le syndicalisme agricole majoritaire, les élus qui ont refusé de modifier les lois de la nouvelle PAC, et la loi d'orientation agricole déposée par Louis Le Pensec ,...

J'aime la bio

Les agricultures biologiques

Il y a de nombreuses formes d'agriculture biologique: nous n'expliquerons pas tous les détails car elles ont en commun de nombreux points que nous rassemblerons sous le terme " d'agro écologie ".
Tous ces systèmes ont en commun qu'ils " travaillent " avec le vivant (ils ont conservé ce savoir faire de " travailler avec la nature ").

La vie du sol, l'environnement et toute la bio diversité sont des moyens de production : il faut les connaître, les observer, les développer. Ce sont des systèmes qui demandent beaucoup d'observations : on prévoit, on prévient avant de guérir.

 

Il faut enrichir l'environnement pour développer tous les auxiliaires de culture qui vont pouvoir détruire les parasites de ces cultures ;
il faut enrichir la vie du sol (la vie microbienne, les vers de terre,...) ; il faut savoir combiner l’enchaînement des cultures avec des rotations " riches "(longues, adaptées à la nature des sols, aux conditions de marché, à la main d’œuvre disponible, …), avec l'environnement social et économique, …
Ce sont des systèmes qui sont " liés " au sol, au local, au territoire .

Certes, il y a bio et bio. Dans tous les systèmes bio il y a un cahier des charges, et certains des exploitants vont choisir le cahier des charges le moins contraignant.
Le logo européen (la feuille dentelée), a les contraintes minimum. Beaucoup de logo AB se sont alignés sur le logo européen. Certains labels comme Bio cohérence, créé dernièrement, ont renforcé les contraintes du cahier des charges européen, le trouvant trop laxiste... Même si en appliquant un cahier des charges cela oriente les exploitants vers la mise en place de systèmes agro écologiques, certains ont encore de la peine à adopter une " logique de production intégrée à leur environnement et à la nature" : ils se limitent à appliquer au strict minimum un cahier des charges et continuent de " flirter " avec l'agro-business. C'est surtout vrai avec certaines productions végétales, et c'est pour cela que nous trouvons des produits bio en grandes surfaces, vendus par certaines agro-industries qui utilisent la niche biologique.

D'autres producteurs bio ne se contentent pas d'appliquer un cahier des charges : ils ont opté pour un projet global d'exploitation qu'ils souhaitent faire évoluer en permanence. Ils ont un cahier des charges plus rigoureux avec parfois des critères qui ne se limitent pas à la production agricole : ils ont ajouté des critères sociaux,environnementaux,... C'est une recherche constante au niveau de l'exploitation : c'est le cas des systèmes en biodynamie qui ont leur logo Déméter et le cas des paysans engagés dans l'association bio Nature et Progrès qui ont le logo du même nom.

N'oublions pas non plus les exploitations qui ont toujours travaillé dans une logique d'agro écologie mais qui n'ont pas demandé de certification AB. Leurs pratiques sont dans le respect total de l'environnement et ils n'utilisent ni produits sanitaires ni engrais chimiques cependant, ils ne sont pas certifiés.

Il y a également des petits paysans qui n'ont pas forcément opté pour toutes les pratiques de l’agriculture industrielle mais qui utilisent un peu d'engrais chimiques, parfois quelques pesticides, et qui sont souvent persuadés de ne pas polluer et de vendre des produits très sains. Comment différencier ces paysans des précédents ?

Pour différencier ces deux types d'exploitations il faut au minimum aller sur les fermes, avec un œil suffisamment exercé et une grille de lecture, et dans la discussion-observation avec l'exploitant, pouvoir se prononcer.

 

Histoire de 2 oranges

Et les circuits courts dans tout ça?

Il faut savoir de quoi on parle et avoir des objectifs très clairs et transparents :

La production de produits bio et la mise en place de circuits courts sont deux choses différentes mais il est possible de les combiner.
Dès qu'une forme d'organisation se met en place pour écouler des produits, c'est une organisation avec une fonction commerciale, même si elle est bénévole et sans but lucratif. C'est par la mise en place d'organisations de ce type, avec une volonté militante, que l'on construit progressivement des alternatives aux formes classiques et capitalistes de la distribution ( concentration des moyens, libéralisation des actes de vente et achat, recherche de profits maximum à chaque étape, … souvent au détriment de la qualité réelle des produits, de l'épanouissement des salariés, …).

 

En imaginant et en mettant en place des formes alternatives, il est nécessaire de bien préciser les buts recherchés et les finalités qui sous-tendent la démarche .

Cette formalisation est une étape importante  : la transcription par écrit de ces précisions, servira de " fondations et de ciment " entre les membres pour éviter les dérives et un outil précieux pour garder la créativité.

Ce sera également un document important pour toute étude de marché et pour étudier la faisabilité du projet (analyses de cohérences entre les intentions et la réalité, comment transformer ce qui paraît impensable en chemin faisable)

Ainsi nous pouvons avoir des producteurs d'une même petite région qui ouvrent un magasin en commun pour vendre leurs produits : c'est la mise en place d'un circuit court, avec des produits bio ou non. Est-ce avec un seul objectif économique (utiliser un créneau pour mieux vendre ou, en plus, établir de nouveaux rapports (de nouveaux liens) entre producteurs et consommateurs ?

La mise en place d'une association de consommateurs pour favoriser la vente des produits des agriculteurs peut être un circuit court si tout se déroule localement ou si le lien est direct (sans intermédiaire) entre producteurs et consommateurs.

Quels produits agricoles sont concernés et comment va fonctionner l'association ? Il y a nécessité de se poser un certains nombre de questions pour trouver une cohérence entre une éthique déclarée et une pratique :

Pour quels produits : si l'association décide de " proposer " des produits bio, elle va s'assurer que les produits répondent bien à une certification bio. Pour les producteurs non bio, il lui faudra imaginer une forme de qualification pour s'assurer qu'ils apportent les garanties nécessaires. Comment faire avec les producteurs dont on n'est pas certain de leurs pratiques ? Comment apporter aux consommateurs les garanties suffisantes ? Va-t-on contacter des producteurs éloignés pour des produits que l'on peut trouver localement ? ( quel est le but dans ce cas : trouver des produits moins chers ?° Alors ne risque-t-on pas d'établir une concurrence entre producteurs et mettre en place, par le biais de l'association, une " petite ou une amorce " de centrale d'achat ?

Pour s'organiser, l'association peut être conduite à payer les produits aux producteurs et se faire rembourser par les consommateurs : dans ce cas comment être en règle avec la législation fiscale et ne pas engendrer des charges trop lourdes d'impôts ? Une taille importante de l'association va générer de grosses commandes ( et un chiffre d'affaire qui va justifier d'une déclaration d'impôts). Une perception par l'association d'une petite somme sur le prix des produits remis aux consommateurs (même pour couvrir de petites charges indispensables) va justifier une comptabilité (par ailleurs nécessaire pour le fonctionnement transparent de l'association) pour le calcul d'un éventuel impôt.

Dans tous les cas, il semble que:
Plus l'association reste à une taille raisonnable (humaine),

  • plus il est facile d'entretenir ( ou créer) du lien entre consommateurs et producteurs
  • plus il est facile d'installer des lieux de rencontre et des démarches de réflexions – formation – innovation.
  • plus il est facile d'être en cohérence avec des démarches citoyennes et éthiques.

Ne faut-il pas rechercher la " dimension pertinente " pour obtenir des structures à taille humaine, où chacun se sente "responsable et acteur" dans l'organisation, avec un nombre suffisant de producteurs pour garantir un approvisionnement régulier et un nombre correcte de consommateurs pour assurer la vente des produits.
La bonne formule n'est-elle-pas dans plusieurs associations ayant la même philosophie, des démarches comparables mais adaptées aux réalités locales et sachant travailler en commun ?

Il semble qu'il doit y avoir entre acheteurs et producteurs une confiance qui garantisse pour les uns la vente des produits, et pour les autres l'assurance d’approvisionnement.
Des expériences de fonctionnement entre producteurs et consommateurs (y compris pour l'agrément des fermes en bio) existent depuis longtemps : c'est l'association Nature et Progrès qui a été à l'initiative. Des associations plus récentes se sont mises en place, s'inspirant en général du cahier des charges de Nature et Progrès, et souvent s'adressant à l'ensemble du milieu rural : la démarche NESO (www.passerelleco.info/), ou ASPAARI ( http://aspaari.unblog.fr) .

Michel BARNAUD

29 mars 2016